Ça y est, j'ai peur.

J'ai peur que tout ça m'importe plus qu'à lui. J'ai peur de pas le mériter. J'ai peur de trop l'aimer. J'ai peur de trop être là. J'ai peur de ne pas assez être là.
Je ne veux pas le fuir, je n'ose pas le suivre.
Je me sens un peu perdue.
Nan, en faite je me sens complètement perdue. J'ai mal, je me suis faite mal toute seule. B. m'a dit hier, avoir des sentiments pour moi. J'avais des soupçons. Mais celle-là, je l'avais pas vue venir. J'ai pris ça dans la gueule comme ça. J'essaye de me dire que ça ira. Mais j'ai du mal à le croire. J'ai mal. Il était triste. Ça me faisait mal. J'avais mal au ventre. Même là, j'ai mal. J'ai peur. 
Le parallèle entre lui et M. se fait tout seul, je sais qu'ils sont différent. Je sais que B. ne me fera pas si mal. Mais l'éloignement de M. m'a fait si mal. J'ai peur que ça m'arrive encore. Je leur ai donné toute la tendre amitié que j'avais à leur donner. Je ne leur ai jamais souhaité qu'une chose, être heureux, en amour surtout. Mais pas avec moi. Mais ça a dérapé. Je ne sais pas où est l'erreur. Je ne veux plus que ça m'arrive, j'ai vraiment peur. Il m'est trop souvent arrivé de faire mal à des garçons que j'appréciais tellement.
Et je me sens coupable de les avoir laisser me donner tant, sans rendre jamais. Il se sont tant occupés de moi. M. de l'enfant au coeur cassé, B. de la fille sans confiance, et angoissée. 
Je ne sais plus trop vers qui me tourner. J'ai peur. Je n'ai pas à me plaindre. Mais j'ai un peu mal pour lui et très égoïstement pour moi. J'aurais aimé l'aimer mais ce n'est juste pas arrivé. Il a dit que j'étais surement plus difficile que la moyenne c'est tout. J'ai peur qu'il ait raison. 
Je ne veux plus jamais vivre ça mais j'ai peur que ça ne change rien.
En dehors de ça, j'ai vécu de très belles journées, un bel après-midi avec Ba et les parties de cartes avec M., Elle  et Ls des doux moments « Là, tu sors ton 21 !» , l'heure d'après aussi, assez drôle. La jolie soirée avec les filles C et ses déclarations d'amour, E et ses regards de tigresse et Mn. et nos bouquets de paquerettes. N'empêche, qu'il y a des coquelicot à l'internat et ça, c'est la classe Le lendemain, une heure du matin douce avec A., puis l'heure avec R. assez drôle. Ainsi que l'heure d'histoire, toujours aussi belle heure. Et puis le rugby, où j'avais des émotions à extérioriser, j'étais à la recherche d'un exutoire et il faut avouer que ça a très bien marché. Le retour avec Cl toute drôle, notre sondage. Une soirée assez belle aussi et assez drôle,«Il faut bien se divertir !» disait L.. Ce matin, mon TP de SVT avec Ls, Ils pensent bien ce qu'ils veulent, moi Ls , je l'aime bien. Le TP de physique avec F. et le prof qui n'arrivait pas à nous faire taire. On a parlé pendant deux heures. Ce midi, avec eux, tous si drôles. Notre fin d'après midi, avec Ba, Ax et FF. on voulait faire une chicha mais on avec pas d'alu alors, on a eu juste de l'air filtrée à l'eau, ça ne nous as pas empêché de beaucoup rire. Eux, je les aime bien :)
« O. t'as du trèfle ?
- Oui. »
 
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« Le contact avec l'autre me donne pas envie d'exister. » 
Calavera.
Je pensais faire un article à partir de cette citation, écrire comment je me sens mal aujourd'hui. Comment ces deux jours tout le monde m'a fatiguée, déçue, ennuyée, exaspérée... Mais finalement, j'ai allumé de la bonne musique et ça a stimulé les muscles de la bouche et des joues, eux qui étaient tout rouillés et refusaient de se contracter, il se sont mis à former un sourire sans même que j'y pense. Et ça y est, je me sens bien. Mais c'est vrai que ce matin et hier, j'avais du mal. Même B. me fatiguait. Je n'avais ni le courage, ni l'envie d'être là, pour qui que ce soit. Je n'allais pas mal mais je me sentait hors de la réalité. Il parait que j'avais l'air de pas avoir le moral, Ma, B. et d'autres me l'ont dit, mais j'étais surtout éteinte. Je n'arrivais pas à m'intéresser au monde qui m'entourait. Mais biensur, il y a eu quelques doux moments. M. qui accepte la main que je lui tend avec le sourire que j'aime tant. Cl et le shampoing au CH-CH3, ce même CH-CH3 qui ne veut pas quitter mes mains. Et puis, maintenant, ça va. Il y a eu comme une éclaircie subite, et ma lassitude s'est un peu atténuée. Mais bon, pas très agréable, cette envie de s'effacer, de ne plus être.
 
La photo s'appelle sometimes, we are empty.
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http://fc26.deviantart.com/fs22/f/2007/350/c/c/The_Winter_Serenade__by_shiyagatte.jpgC'est dure de changer de rêves du jour au lendemain. D'oublier que j'avais besoin de lui. De son prénom comme berceuse du soir. De son amour comme perspective d'avenir. De sa proximité comme but. De son humeur comme météo. De sa personne comme idéal.
Un morceau, deux morceaux, trois morceaux, quatre morceaux... Un puzzle. Voila ce que j'ai fait de mon coeur.
Foutue fierté, foutu entêtement.
Quant à Ré, il n'y a aucune chance pour qu'il soit là, vraiment là. Et ça me désespère. Je ne suis plus assez utopiste pour être amoureuse d'un type que je n'aurais jamais à mes côtés. Ils est merveilleux mais je n'existe pas pour lui, ça me suffit presque.
Tout c'est juste des caprices, biensur. 
Le sentiment que le monde tournerait beaucoup mieux sans moi. 
Je voudrais être là pour quelqu'un et que quelqu'un soit là pour moi.
*joues inondées*

L'embrasser sous la pluie
Coller ma joue à la sienne
Serrer plus fort pour qu'il fasse pareille
(?)
J'ai peut-être tort mais je m'amuse bien.
A ces pensées naïves et bêtes, s'ajoutent une montagne de doutes que j'essaie de ne pas éplucher. Est-ce que je ne suis pas en train de marcher sur mes propres pas. Il me répète que non, elle me dit qu'elle a presque envie de le croire et qu'après tout, il a l'air plutôt sincère. Mais, il y a aussi les autres et ce qu'ils ont dit, leur pari sur le temps, leurs "condoléances".  Malgré tout, j'ai envie d'être demain. J'ai très envie d'être demain.
J'ai peur. Et la fatigue me tire vers les idées noires. J'essaie de les contourner, je leur tourne autour et les frôle. Jusque là, ça va.
Demain, m'apportera des sourires bienvenus. Je n'ai qu'à attendre demain. Simplement, attendre.
Là, je réalise une fois de plus comme voir mon bonheur dans les mains de quelqu'un et sentir qu'il dépend uniquement de cette personne me rend malade. Je n'arrive pas à l'accepter. J'aime ça et je déteste ça. Je L'aime, j'en ai peur.

[ Do not anticipate trouble, or worry about what may happen. Keep in the sunlight. ]
~ Benjamin Franklin
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